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Préambule
Il y a plus de deux ans j’avais le projet de créer un blog. On devait être en Mars 2008 et les célébrations des 40 ans de Mai 68 allaient commencer.
Je m’étais dit que je pourrait pour mon premier article en profiter pour écrire un texte sur ma génération : celle née à la fin des années 70 grosso modo.
Cet article est resté sous forme de brouillon et ce n’est pas plus mal. Je ne sais pas ce que vaut ma prose aujourd’hui mais je ne parierai pas beaucoup sur celle d’alors.
Maintenant que le blog a deux ans, le sujet vaut le coup : repartons de zéro.
Je vais essayer de vous la faire en trois parties évidemment chronologiques : les années 70-90 de l’enfance adolescence, les années 2000 des premiers pas dans le monde adulte et enfin le début des années 2010 avec la crise de la trentaine…
Ah, avant de commencer : Je vais utiliser le “nous” assez souvent. Il est évident que c’est finalement plus un “je” qu’un “nous”. Mais j’ai l’impression que je suis pas le seul à avoir vécu ce qui est écris ci-dessous…
Un post qui reprend un titre de Mylène Farmer ne part pas sur les bases du record du monde
Alors pourquoi ce titre ? Et bien il résume à lui tout seul pas mal de choses.
Nos parents, cette bande de salauds qui ont eu la chance d’avoir 20 ans dans les années 60-70, ont une bonne palanquée de chansons cultes qui pourraient caractériser leur jeunesse. Les titres sont si nombreux que je me contenterai du nom des interprètes : Bob Dylan, Doors, Who, Beatles, Rolling Stone, Hendriks.
A part tenter un article post-moderne avec pour titre une chanson de Carlos et son ultra-transgressif : « tirelipimpon sur le chihuahua » il n’y avait plus beaucoup de choix.
Même « Smells like teen spirit « de Nirvana ne convient pas.
Pourtant le titre a des arguments : Il ne veut pas dire grand chose et même les anglophones ne sont pas surs des paroles. Son clip est patent des paradoxes de ma génération. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les myriades de symboles anarchistes qui collent bien à cette chanson anti-consumériste et anti matérialiste. Mais sans son esthétique léchée et ses pom pom girl en jupettes, jamais MTV ne l’aurait autant diffusé et fait un incontournable succès du Macumba Club du coin.
Malgré tout cette chanson est trop classe, trop Rock and Roll pour décrire notre état d’esprit.
Le titre de Mylène Farmer résume finalement mieux notre génération : des trentenaires désenchantés fans de rocks alternatif mais finalement plus proches d’une pseudo pop acidulée et commerciale. Et en plus ils le savent !
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