Un point et la rose

Un point de vue socialiste et talençais par Pierre Benayoun

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A point and a rose…

26 octobre 2009 · Aucun commentaire

Deux nuages qui s’éloignent et c’est l’orange automnal tout droit sorti d’une série américaine en contrebas.

L’avion s’approche de l’aéroport JFK, nous arrivons à NYC dans quelques minutes.

J’ai tellement été formaté par les séries américaines que ces premiers instants, ces premières heures sont une successions de confirmations et d’étonnements par rapport à l’image stéréotypé de la ville.

D’abord le survol de la région new yorkaise digne d’un générique du DR House avec ces arbres d’un roux inimaginable en France.

Puis l’accueil à la douane par un responsable de la sécurité Indien à l’accent de bollywood. Nous arrivons en même temps qu’un avion de la Lufthansa et quand le responsable demande aux citoyens américains de se séparer de la fille on voit trois personnes se dégager de la très longue fille d’attente. Manifestement la vieille Europe est à l’assaut !

Je ne verrais mon premier drapeau américain qu’après une énorme pub UBS qui nous entoure pendant l’heure d’attente.

A croire que L’Amérique sponsorise tout, même l’accueil des étrangers.

Le premier contact est troublant tellement il est mortellement banal, sans aucune originalité. C’est assez drôle j’ai quitté un aéroport de Paris flambant neuf et je suis arrivé dans un aéroport en bon état mais légèrement vieillissant. C’est donc ça le pays le plus dynamique du monde ?

La situation se confirme à la sortie : pas un chat dans les couloirs, le sol du train qui relie à la vile avec exactement le même lino impersonnel que dans le tram à Bordeaux ou le métro à Paris. Les quais sont tachés des mêmes chewing gum que partout ailleurs…

Certes il ya le plaisir de tâter ses premiers dollars mais bordel de Merde c’est les STATES nom de dieu !

Ou sont les énormes bagnoles, les sirènes de polices, la foule cosmopolite, les drapeaux américains à chaque coin de rue ?

Nous sommes dans la banlieue à deux pas de l’aéroport. Certes on voit des noirs, des asiatiques, personne n’a vraiment le vrai accent américain, les gens à côté de nous sont grecs et parlent quasiment le même anglais que moi. Les drapeaux ne sont pas rares. Mais finalement les gens sont habillés comme partout ailleurs.

Derrière les vitres, quelques pubs sur des panneaux mais je m’attendais à voire tellement partout que je suis presque déçu. La plupart sont défraichies voire avec quelques graffitis. Les habitations sont souvent en mauvais état, je n’avais jamais vu ça avant. Ce ne sont pas des taudis mais de charmantes maisons qui ont mal vieillies. Une peinture qui part là, une voiture en salle état dans un jardin pas entretenu là. C’est pas le Bronx, pas celui des séries en tout cas, mais on sent le coin plus pauvre que chez nous.

Une affiche attire l’oeil, celle d’un candidat démocrate pour des primaires qui ont eu lieu en …2005. Au dessous deux trois détritus….C’est donc ca NYC ?

Et puis le le train sort du tunnel, on monte un escalier sous une énorme bannière étoilée. La voilà enfin ! La ville vous saute à la gueule. Des building partout, des sirènes en permanence, une voiture sur deux est jaune. Ça grouille de partout, des vendeurs à la sauvette dans leur minuscule cahutte, une foule bigarée sur d’énormes trottoirs ou les bourgeoises croisent les touristes et les porteurs de tout et n’importe quoi. Ca parle fort, ca crie même et tout le monde s’en fout. En guise d’affiche, des télés voire des écrans géants qui beuglent de la pub pour telle ou telle série.

L’empire Statte Building me toise, le téléphone de l’hôtel fait le même bruit que dans Starky et Hutch, Colombo, Urgence ou les Experts…THIS IS IT !

Tags: pas politique quoique...

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