Une machine exclusivement dédiée à gagner des élections
2012 ou 2017. Les élections présidentielles sont un des objectifs majeurs du Parti. Comme je l’ai dit plus haut c’est d’ailleurs l’obsession de notre direction nationale…
Si j’étais mauvaise langue je dirais que vu les succès récent du parti à l’élection ultime, il serait plutôt bon que nos élites ne s’occupent pas des autres…
Mais le problème va au delà d’un choix de priorités.
Le Parti est une machine à gagner des élections. Toute sa structure, son énergie sont organisées, canalisées autour de cet objectif.
Et là vous me direz : où est le problème ?
Et bien et c’est heureux, les campagnes électorales ne durent pas éternellement. Le diagramme ci-dessous indique, en comptant six mois par scrutin, le total des périodes électorales (cliquez dessus pour le rendre lisible).
Sur la période 2005-2009 la France a connu vingt-quatre mois en campagnes électorales majeures (je ne compte pas les sénatoriales par exemple). Les périodes “libres” représentent donc 60 % de l’année.
Et bien le Parti n’en fait pratiquement rien !
Une fois l’élection passée, que vous ayez gagné ou perdu, vous êtes seul ou presque.
Ainsi, alors que localement nous sommes au pouvoir presque partout, il n’existe pas à ma connaissance de système permettant la formation efficace des nouveaux élus, de capitaliser sur les expériences des uns et des autres, de coordonner quoi que ce soit.
De plus, que nous soyons au pouvoir ou dans l’opposition, les sections et les fédérations n’ont souvent pas grand chose à faire à part..préparer les prochaines élections. Cela demande de l’énergie et du temps j’en conviens. Mais les militants n’ont pas grand chose d’autre à faire que de se réunir pour parler ou…s’échauffer pour les prochaines élections !
Ainsi si vous rentrez aujourd’hui au parti socialiste et si vous aimez l’action concrète vous devrez comprendre rapidement que si le parti est au pouvoir l’essentiel se passe dans les cabinets, que si vous êtes dans l’opposition il vaut mieux aller aux restos du cœur ou ailleurs pour être utile !
Il existe certes quelques campagnes de tractage et d’affichage mais elles sont très peu suivies : Vous avez entendu parler de la grande pétition contre la privatisation de La Poste ?
D’ailleurs il est presque heureux que nous ne nous occupions que des élections, étant donné que nous sommes incapable de nous organiser correctement. Un exemple ? Reims !

Un commentaire ↓
1 Amélie // sept 4, 2009 at 14:55
Il me semble que la personnalisation des débats politiques est quand même largement induite par nos institutions, aggravée par le calendrier choisi en 2002 et nos échecs successifs.
aujourd’hui, on “sait” gagner les élections qui se jouent sur nos actions, sur notre travail de terrain. et on échoue à l’élection qui se gagne sur une personne, au-delà des projets etc… il y a donc une certaine logique à ce que nous focalisions notre attention sur ce qui nous résiste…
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